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Wikipedia rend des services et a acquis une certaine popularité.
Cependant le réseau ArtRéalité a pu également apporter des informations. La
question n'est pas de les opposer mais de tenir compte de faits et de
méthodes.
Sur
fond noir,
Dotapea. Sur fond blanc,
Wikipedia. Il s'agit d'extraits des articles consacrés à la paraffine
sur chacun des deux sites.

L'antériorité de Dotapea ne fait aucun doute : nous disposons de
sauvegardes.
Wikipedia version française est de toute façon trop récent pour justifier
d'une précédence.
Pour ma part, je suis choqué, très choqué de voir les conclusions
synthétiques auxquelles nous sommes
parvenus ainsi reprises strictement à l'identique par quelque rédacteur anonyme
très en mal d'imagination, de connaissances et de
déontologie.
Sur le réseau ArtRéalité, on aime le web. On ne copie pas
et on vérifie les informations avant de
les publier. Si nous ne les obtenons pas, "on met notre joker" : on passe
évidemment au conditionnel, on en appelle à l'expérience
des lecteurs et on tente de vérifier les nouvelles informations jusqu'à ce que la lumière se
fasse.
A
l'opposé, voilà de fait, amis lecteurs, où en est la célèbre encyclopédie
Wikipedia : au copier-coller.
Mais ce n'est pas tout. Il existe une autre dimension à ce problème.
J'ai récemment trouvé un lien vers un site nazi en pleine
page, sur Wikipedia. Curieux. Comment un tel lien peut-il passer inaperçu
aux yeux d'un éditeur ? Est-ce de l'inconséquence ou bien autre chose ? Dans
ces conditions, faut-il s'étonner d'une autre étrange référence
bibliographique pseudo-scientifique concernant l'affaire Dreyfus (voir
lien).
L'écrivain Pierre Assouline (blog
"la République des livres" sur le site du journal Le Monde),
ex-rédacteur en chef du magazine
Lire s'est inquiété des très étranges prises de position des
"wikipédiens" sur l'affaire Dreyfus. C'est effectivement à se demander pour qui
roulent ces "wikipédiens".
Récemment furent publiés les résultats d'une enquête de longue durée à l'initiative du
même Pierre Assouline - que l'on peut féliciter pour son sens déontologique - ("J’ai
pensé que cela valait le coup de faire ce qu’aucun journal n’a fait jusqu’à
présent : plusieurs mois d’enquête à plusieurs pour démonter le mécanisme"),
réalisée en 2007 par une équipe d'étudiants de Sciences-Po. C'est le projet "Révolution
Wikipedia". L'équipe introduisit des "chevaux de Troyes", c'est-à-dire
de fausses informations (bénignes), sur Wikipedia. Résultat : des semaines s'écoulaient
avant que les supposés surveillants de Wikipedia réagissent. Alors y a-t-il
des choix idéologiques, politiques, peut-être pas. Ou peut-être est-ce
inconscient. Ce mode de fonctionnement pourrait de toute façon favoriser
cette inconscience.
Mais tout de même, il pourrait
aussi favoriser des interventions tout à fait conscientes et tendancieuses,
comme le soulignent cet été 2007 d'éminents intervenants de la presse
internationale.
On
ajoute aujourd'hui notre pierre à ces critiques sur un autre versant : l'expérience du piratage rédactionnel caractérisé
effectué par des intervenants de cette surprenante institution dont les revenus
proviennent de dons. "Grâce à vos dons, les enfants africains pourront se
cultiver", écrivait peu ou prou le wiki-big-boss il y a quelque temps (1).
Pour M. J. Wales qui semblerait se croire une irremplaçable source
de savoir, les Africains seraient donc des personnes incultes. Pour nous par contre,
les Africains ont des cultures immémoriales et vivantes qui n'ont rien à envier à celles
de l'Occident et par ailleurs de fait, l'Afrique étant seulement
en voie de s'équiper en ordinateurs et en connexions, on voit mal
comment des dons pour un site web pourraient aider culturellement ce continent en quelque manière s'il en avait besoin ce qui est pour le moins
douteux, même
si ce site quittait ce genre de points-de-vue-clichés profondément
prétentieux - appelons un chat un chat -
du blanc prétendument savant donnant la leçon au noir prétendument inculte.
Une
dernière précision avant d'en venir à autre chose. Les
défenseurs de Wikipedia invoquent le "work in progress" (travail en cours)
qui est aussi le credo du réseau ArtRéalité. La grosse, la très grosse,
l'immense différence est que l'on ne pratique pas le copier-coller illégal
(c'est-à-dire sans citation ou sans autorisation) et que
l'affaire Dreyfus symbolise pour nous la mémoire de l'abjection raciste et
antisémite, celle qui tue.
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